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"travailler en équipe"

Catégorie : EQUIPE DE FRANCE
le 03/02/2017

 

 

Depuis le 17 novembre, tu es à la tête des équipes de France. Tu succèdes donc à Martine DUPOND. Est-ce un statut lourd à porter ?

« Cela a été annoncé le 17 novembre mais je suis rentré en fonction en janvier. Pour préparer cette nouvelle mission nous avons eu pas mal de réunions avec le staff technique, les dirigeants, etc…

Oui, je succède à Martine. Elle a un beau palmarès à son actif, si on regarde les résultats des équipes de France depuis 4 ans, entre les championnats du monde et les Jeux Olympiques, c’est pas mal du tout ! Je vais donc essayer de faire au moins aussi bien. »

© Fabrice Bouvart/FFJudo

Peux-tu nous rappeler ton parcours avant de devenir responsable des équipes de France?

« J’ai été nommé Conseiller Technique Régional en 1987 à la ligue du Lyonnais.

Ensuite, j’ai été à la fois conseiller technique régional et conseiller technique de l’inter région centre est.

J’ai par la suite  été responsable des pôles France à l’époque où Brigitte DEYDIER était DTN.

Après, j’ai intégré la direction technique nationale sur des missions diverses et variées.

Dernièrement, je m’occupais des conseillers techniques territoriaux, un petit groupe de cadres nationaux qui est chargé de faire le relais entre le DTN et les régions, sur des missions vraiment diverses comme du sportif, du développement, de l’information…

Puis d’autre dossiers transversaux sur le tirage au sort, sur l’extranet, sur l’organisation des stages d’été pour les plus jeunes, les minimes, les cadets, les juniors, des regroupements de pôles espoirs, pôles France.

Membre de la DTN depuis une dizaine d’année, je suis content de changer de mission, ça évite de tomber dans une routine et puis surtout parce qu’être responsable des équipes de France c’est super motivant ! L’objectif, c’est de préparer les Jeux Olympiques de Tokyo en 2020, donc c’est un beau challenge pour moi ! »

 

Justement, en plus de ton nouveau statut, un nouveau staff s’est mis en place, avec Larbi BENBOUDAOUD en tête d’affiche sur l’équipe féminine et Franck CHAMBILY pour l’équipe masculine. Est-ce que le groupe est assez homogène selon toi pour amener l’Equipe de France jusqu’à Tokyo ?

« Moi je suis très satisfait de ce groupe. Il se compose de 12 entraîneurs nationaux 6 chez les garçons et 6 chez les filles. La répartition est la suivante  pour les garçons: 3 entraîneurs pour les seniors élites (Franck CHAMBILLY, Richard MELLILO, Christophe MASSINA), 2 pour les jeunes seniors (Paul Thierry PESQUE et Darcel YANDZI) et un pour les juniors (Christophe GAGLIANO).

Pour les filles : 3 entraîneurs pour les seniors élites (Larbi BENBOUDAOUD, Séverine VANDENHENDE, Lucie DECOSSE), 2 pour les jeunes seniors (Serge DYOT et Ludovic DELACOTTE) et un pour les juniors (Gilles BONHOMME).

Stéphane FREMONT est là également pour apporter son expertise aux entraîneurs garçons et filles sur la planification et la programmation. Il travaillera aussi avec Thierry LOISON sur l’analyse vidéo.

On a une très belle équipe, donc il n’y a pas de raison que l’Equipe de France ne soit pas performante.

Maintenant, il va falloir se mettre au boulot, se caler un  peu les uns et les autres. Moi il faut que je trouve mes marques, parce que je débute malgré mon grand âge (rires) (nrdl, Arnaud PERRIER a 55 ans), je suis un petit jeune dans cette fonction là en tout cas, donc j’ai besoin d’observer les fonctionnements des uns et des autres et puis après voir s’il y a des changements à faire ou pas. Dans ces équipes, il y a des personnes confirmées mais aussi des nouveaux. On a donc besoin de voir comment ça se passe, pour éventuellement changer les choses,

 

Pour toi, quels seraient les atouts pour emmener plus loin cette Equipe de France, qui est déjà bien positionnée mondialement ?

« Bien-sûr il y a l’objectif pour les meilleurs seniors de faire les Jeux, mais il faut toujours penser à l’avenir. Après les Jeux de Tokyo, il y aura les Jeux de 2024, j’espère à Paris d’ailleurs, donc on est toujours dans cette optique de travailler à la fois pour les objectifs très proches, et pour le futur. On essaye de travailler en relation avec les étages de la filière, du PPF (parcours de performance fédéral). En-dessous il y a les pôles France, en dessous encore il y a les pôles espoirs. On essaye de travailler avec tout le monde, tous en synergie.

Après, pour répondre à la question, je pense que l’un des atouts forts de la France, c’est justement cette filière de haut niveau, avec le grand nombre de pratiquants que l’on a chez nous, la filière mise en place depuis des années qui est une filière pyramidale, où on a une base très large et en haut ça se resserre, car il y a qu’un seul sélectionné par catégorie. Je pense que c’est ça notre force !

La base de cette pyramide ce sont nos clubs avec des enseignants investis (même si on peut toujours s’améliorer de ce côté-là) qui forment donc de bons élèves. C’est aussi le point fort du Japon. Pourquoi ils sont forts ? Parce qu’ils ont des enseignants de qualité, qui étaient eux-mêmes des judokas de qualité quand ils étaient des compétiteurs. C’est un peu ce qu’on retrouve en France.

Je n’ai pas de plan précis pour l’instant, un ordre de marche à 4 ans c’est trop tôt pour moi de le dire, on va se retrousser les manches et on va travailler. »

Ce que je peux dire d’ores et déjà c’est que nous voulons de la rigueur et de l’engagement à tous les niveaux. On ne peut pas gagner sans s’entraîner dur !

 

A une semain du Paris Grand Slam, comment se passe la préparation ?

C’est le premier grand rendez-vous de l’année. Ça servira de test pour voir l’état des forces en présence.

Nos forces à nous et celles de la concurrence.

Chez les garçons, ils ont décidé de faire un bloc de compétitions. Les garçons et les filles ce n’est pas toujours la même politique.

Franck CHAMBILY a décidé de travailler sur des blocs de compétitions qui se suivent à échéance très proches pour endurcir nos combattants. L’idée c’est de faire un bloc sur l’Open Portugal (ce week-end), suivi du Paris Grand Slam. Après ces é échéances internationales, il y aura une sélection pour l’Italie et l’Allemagne. Il se peut que des garçons fassent les 4 compétitions, qui seront rapprochés d’une semaine ou 15 jours. C’est le souhait de Franck, donc on va voir comment ça fonctionne. Des fois on tente des choses et on observe les réactions. S’il y a des aléas, il faudra certainement revoir notre copie, pour l’instant, c’est ce qu’il a prévu. On est en début d’Olympiade, c’est le bon moment pour faire des essais.


© Philippe Rabouin/FFJudo

Concernant la préparation du Paris Grand Slam, encore une fois, j’arrive et je vais voir comment les entraîneurs fonctionnent. Franck a l’habitude comme Larbi, donc ils vont préparer ça comme ils savent le faire, mais moi personnellement, je n’anime pas les séances sur le tapis, ce sont les entraineurs.

Je suis dans une phase d’observation. Je ne peux pas arriver en terrain conquis en disant à partir de maintenant c’est comme ça que ça se passe !

Pour ma part, j’ai besoin de voir, de m’adapter aux gens. Mon rôle comme je l’ai dit, ce n’est pas de diriger les séances sur le tapis mais bien de coordonner le staff. Je serai sans amener à en faire de temps en temps, s’il y a des entraîneurs qui sont partis à droite à gauche, mais chacun son rôle.

Je suis aussi là pour que les entraîneurs nationaux accomplissent leur mission, c’est-à-dire  le tapis. Moi j’essaye de gérer tous les problèmes périphériques. Je suis prêt et je vais faire de mon mieux. »

 

Quelle est ta devise en tant que responsable des Equipes de France ?

 Je dirais « travailler en équipe ».

On a tous le même but : être performant. Que notre équipe de France soit la plus forte possible.

On a vraiment des entraîneurs de qualité à tous les niveaux. Les entraîneurs nationaux bien sûr mais aussi les entraîneurs des clubs de haut niveau, les entraîneurs de pôles France et de pôles espoirs…

Il faut que tout le monde travaille en synergie.

On fixe un cadre à chacun, une ligne directrice et on avance ensemble pour faire performer nos jeunes !