Shirine Boukli : « Mon jour va venir »
Trois ans après sa finale perdue à Doha, la médaillée de bronze olympique 2024 des -48kg renoue avec le podium planétaire en Azerbaïdjan. Pas encore sur la marche ardemment convoitée, mais avec la conviction d’être sur la bonne voie.
©IJF
Quel sentiment l’emporte après avoir conquis cette nouvelle médaille mondiale ?
« Je suis super fière. Quand je vois ma saison, qui n’a pas toujours été simple, je suis contente. C'est seulement ma deuxième médaille à ce niveau, après l’argent en 2023, alors que j’en suis maintenant à cinq participations. Ce n’est jamais une compétition évidente, avec beaucoup de nervosité quant à l’enjeu d’un titre mondial auquel toutes prétendent le matin. Il faut donc savoir apprécier cette médaille de bronze, qui est le fruit d’énormément de travail au quotidien depuis des années.
Comment as-tu vécu ton quart de finale, perdu aux pénalités ?
Je pense que j'ai fait un peu la débile sur ce coup-là. C’est aussi ça la difficulté d'un grand championnat, il faut savoir rester lucide. Ma dernière attaque n'est pas très jolie à voir, ce n’est pas du tout mon judo, mais je voulais me sortir de la situation par un mouvement… Heureusement pour moi, cette erreur ne m’a pas empêchée d’aller chercher une médaille en fin de journée. Il a vite fallu se remobiliser pour enchaîner sur le repêchage, sans s’appesantir sur cette défaite. Il y a un an aux championnats de Budapest, je terminais cinquième, tandis que je ne suis pas allée au bout de mes compétitions à Tokyo, à Tachkent, en Mongolie ou encore fin août à Lausanne. Ces défaites m’ont finalement servie, on l’a vu sur ces mondiaux, et c’est une très bonne chose pour l’avenir.

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La quête de l’or en grands championnats se poursuit…
Après ma victoire au Grand Chelem de Paris et mon cinquième titre européen, je finis cette saison avec cette médaille de bronze mondiale. Ce n’était pas l’objectif initial mais je l’accueille tout de même avec grand plaisir. Contrairement aux tournois du circuit dont nous avons vraiment l’habitude, ces grands rendez-vous restent à part. Il s’agit de la finalité de tous ces mois d’entraînements et de préparation spécifique, le moment où tout ce que l’on a mis en place doit se concrétiser. Cette fois, ce n’est que du bronze, certes, mais je ne doute pas de moi pour autant. Je me vois progresser dans plusieurs domaines, m’améliorer sur de petits détails qui peuvent faire toute la différence le jour J. Mon ambition ne change pas : je veux devenir championne du monde et championne olympique. Toute mon énergie est employée pour cet objectif, et je sais que mon jour va venir ! »
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