Paris Grand Slam 2026 : les coulisses d’une organisation millimétrée
Derrière la réussite de ce Paris Grand Slam se cache le travail de centaines de petites mains, totalement dévouées au bon déroulement d’un événement qui va bien au-delà des deux journées de compétition.
« Je tiens à féliciter la fédération française de judo, tous les judokas et le président Nomis pour ce partenariat qui nous permet d'organiser avec tant de succès l'un des plus grands événements sportifs au monde. » Dès le préambule de son discours lors de la cérémonie d’ouverture, Marius Vizer, le président de la Fédération Internationale de Judo (FIJ), a rappelé au monde du judo la place fondamentale de l’épreuve parisienne. Premier Grand Chelem organisé à la création de l’IJF World Tour en 2009 – mais aussi le cent-unième avec cette édition 2026, il est notamment le seul tournoi de ce niveau à n’avoir jamais disparu du calendrier. Une fierté pour ce fleuron de l’organisation à la française, porté par un triumvirat rôdé qui vous en dévoile un peu plus sur ce défi logistique et événementiel qui se déroule juste sous vos yeux.

Une organisation du Paris Grand Slam qui débute… en mai
Si le Paris Grand Slam se tient chaque année début février – sauf en 2015, du fait des travaux de l’Accor Arena, et en 2021, suite au report décidé par la FIJ, les équipes de France Judo commencent bien plus tôt à se saisir des différents dossiers qui y sont associés. « Il y a par exemple le travail autour des dotations, la production des médailles qui est lancée à cette période, expose Pauline Camus, Conseillère Technique Sportive qui assurait cette année la relève de Sébastien Girardey en tant que responsable de l’organisation sportive. Comme nous avions également à gérer les mondiaux vétérans au mois de novembre au Dojo de Paris, nous en avons profité pour mutualiser les conventions sur les deux événements, comme avec l’équipe de secouristes par exemple. Nous avons essayé de tirer le meilleur bénéfice de cette intense saison à trois événements internationaux d’envergure – avec les championnats d’Europe vétérans qui se tiendront à Bordeaux en juin prochain. Il faut aussi souligner que nous ne repartons pas non plus d’une page blanche pour chaque Paris Grand Slam, qui évolue à la marge d’une édition sur l’autre. »
Une coordination étroite avec la fédération internationale de judo
C’est d’ailleurs sur les bases du plateau sportif de 2025 qu’Alevtina Ziacas, directrice des relations internationales, a pris attache dès l’été 2025 avec les différents hôtels pour commencer à négocier les contrats bien avant l’arrivée sur Paris de la centaine de délégations étrangères et des membres de la FIJ, pour qui elle et son équipe ont également dû organiser le traditionnel gala du samedi soir. « C’est l’image de la fédération et du judo français qui se joue sur cette soirée. Aucun détail ne doit nous échapper pour que les invités de la FIJ et les présidents de fédérations passent le meilleur moment possible. Nous avons cette année opté pour Versailles, afin de mettre en avant la culture et le patrimoine de notre pays. Et d’après les premiers retours, notre choix a été largement apprécié. »
La voie de l’adaptation en action
De choix, il en constamment question lorsque Mathias Chauvet, directeur des opérations chez France Judo au quotidien et troisième codirecteur de la compétition, revient à son tour sur ce week-end pas comme les autres. « Même si cela fait maintenant quinze ans que je suis dans l’organisation du Paris Grand Slam et que l’on en connaît tous parfaitement les rouages, il subsiste toujours des imprévus qu’il faut régler en quelques minutes pour ne pas se faire déborder. Ce sens de l’adaptation constante, c’est une approche très "judo" finalement ! En mettant les bonnes personnes aux bonnes places, chacun peut prendre ses responsabilités, avec un professionnalisme global qui s’élève année après année pour en arriver aujourd’hui à une mécanique particulièrement aboutie. »
Plus de 300 bénévoles et professionnels mobilisés

Entre la grosse centaine de membres de l’organisation, mêlant personnel fédéral, conseillers techniques fédéraux ou sportifs (CTF/CTS) et les 202 bénévolontaires recensés cette année, c’est une véritable fourmilière qui œuvre dans l’ombre en marge du tournoi sportif. « Sans obligation pour personne de venir nous épauler, nous sommes "victimes" de la réussite de ce rendez-vous l’année, à laquelle tout le monde veut contribuer, souligne Pauline Camus. Même dans l’équipe de la fédération internationale, ça se "bat" pour être de la partie à Paris ! Et de notre côté, nous devons finalement faire des arbitrages parmi les nombreuses candidatures que nous recevons. Ce qui nous offre la latitude pour positionner les gens en fonction de leurs compétences et de leur savoir-faire pour hisser haut nos curseurs en termes de qualité. » Qui de mieux par exemple que Christophe Massina, ancien responsable de l’équipe de France féminine, pour assurer les visites VIP dans une salle dont il connaît les moindres recoins ?
Une véritable réunion de famille
Entre toutes ces personnes qui se retrouvent chaque année avec plaisir, avant de replonger ensuite avec la même envie de bien faire dans le quotidien de leur club, comité ou ligue, ce sont des liens forts qui se tissent. « C’est la seule compétition de l’année où toute la famille du judo se déplace pour se retrouver, le temps d’un week-end, à Bercy, image Mathias Chauvet. Cela génère une énergie incroyable, qui nous pousse à être à la hauteur. » Un investissement sans faille que tient à saluer Alevtina Ziacas au moment de conclure. « Je me demande comment ils font pour trouver cette motivation et cette bonne humeur communicative malgré la fatigue qui s’accumule. Je pense notamment aux préposés aux transports ou à ceux qui tiennent les bureaux d’information dans les hôtels, qui œuvrent dès le lundi précédant les combats et jusqu’au milieu de la semaine suivante et la fin du stage international organisé dans la foulée au dojo de Paris. Certains posent des congés pour être là, et ils ne se départissent jamais de leur sourire, quelle que soit la tâche qui leur est confiée, à n’importe quelle heure du jour et de la nuit. C’est tout de même impressionnant ! »
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