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Zoom sur Séverine VANDENHENDE

Zoom sur Séverine VANDENHENDE
Catégorie : EQUIPE DE FRANCE
le 27/04/2018
Zoom sur Séverine VANDENHENDE, entraineur élite de l'Equipe de France féminine, aux championnats d'Europe à Tel Aviv.
 
 
Comment se déroule une journée type de compétition ?
Comme la compétition débute souvent à 10h00, on donne rendez-vous aux filles pour le petit-déjeuner vers 07h30/07h45. Une fois le petit-déjeuner pris, on a généralement 3/4h de battement pour regagner la chambre, préparer les dernières affaires. On donne rendez-vous au bus 5 à 10 min avant le départ. On ne néglige pas la repesée, c’est pour cela que l’on doit être toujours à la salle de compétition avant le début si jamais une de nos féminines est tirée au sort pour remonter sur la balance (tolérance de 5% max de plus que la catégorie).
Si on a un bus à prendre on prend bien-sûr de la marge. Evidemment, quand on a un hôtel en face de la salle de compétition, c’est royal. En effet, les féminines qui sont têtes de série combattent 1h30 voir 2h après le début de la compétition ce qui fait que si une d’entre elles est choisie pour être repesée, on a juste à leur passer un coup de fil pour qu’elles arrivent. Dans le cas où l’hôtel est plus éloigné, on envisage d’être au minimum 1h avant le début de la compétition pour démarrer les straps, l’échauffement.
 
Lorsque la compétition débute enfin je suis les filles sur les tatamis où je les coache. A la sortie du combat, si un autre suit rapidement, c’est un débrief très rapide car il faut se reconditionner tout de suite pour le suivant. Quand on a le temps ensuite, c’est que la compétition s’est mal passée. Là, par exemple, à chaud je vais dire 2/3 choses. Puis, je vais leur laisser le temps d’accuser le coup, d’encaisser la défaite. Et donc on débriefe plutôt à froid. Par exemple avec Amandine BUCHARD je n’ai pas pu faire le débrief le jour de sa compétition, donc quand elle est revenue le lendemain, je l’ai prise en aparté pour qu’on fasse le point ensemble.
 
Séverine VANDENHENDE sur le tapis de la salle d'échauffement des championats d'Europe à Tel Aviv.
 
Sur ces championnats d’Europe, qui coachez-vous ?
Jeudi, ma journée s’est malheureusement terminée très rapidement car Hélène RECEVEAUX et Amandine BUCHARD perdent au premier tour. Aujourd’hui vendredi, c’est Marie-Eve GAHIE que je coache.
 
Quelles difficultés pouvez-vous rencontrer sur une compétition ?
Il peut arriver que lors du combat l’athlète soit étanche.  Je donne des infos, l’athlète me fait oui de la tête, mais lors de la séquence suivante il ne se passe pas ce que je demande. Je remets une couche, une deuxième, une troisième mais rien ne se passe. Quand j’ai le sentiment de ne pas avoir le retour tout de suite, une fois le combat terminé je pose la question pour savoir si les mots que j’utilise sont bien compris. C’est ce qui peut arriver au début, quand on commence à découvrir l’athlète. Il y a des automatismes qui se mettent en place ensuite très rapidement. Il faut pouvoir s’adapter à toutes les athlètes, car elles ont toutes des profils différents. Certaines ont besoin de consignes simples. Si on prend le cas d’Hélène RECEVEAUX, si je lui dis « Allez ! Allez ! », elle va se retourner pour me dire qu’elle sait ce qu’elle fait, qu’elle est là pour le combat, qu’elle veut juste des consignes. D’autres, en revanche, ont plutôt besoin que je les booste.
 
En savoir plus sur Séverine VANDENHENDE
 
 
La championne olympique 2000 et championne du monde 1997 est entraîneur national depuis 2003. Elle a successivement travaillé au pôle Espoir de Brétigny, à l’IJ, pour les -23 ans. Elle a été responsable de l’Equipe de France féminine juniors avant de rejoindre l’encadrement de l’Equipe de France seniors après les JO de Rio 2016.