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Fédération Française de Judo
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Compétitions internationales

CHAMPIONNAT D'EUROPE PAR ÉQUIPES MIXTES : LES NATIONS PARTICIPANTES 2/2

01/10/2022

À 2 JOURS DU CHAMPIONNAT D'EUROPE PAR ÉQUIPES MIXTES, DÉCOUVREZ LES 8 DERNIÈRES ÉQUIPES ENGAGÉES DANS CETTE COMPÉTITION.

Après vous avoir présenté les 6 premières équipes qui participeront au championnat d'Europe par équipes mixtes, France Judo vous dévoile les 8 équipes restantes qui seront à Mulhouse.

La Grande-Bretagne :

Décision a été prise par le staff britannique d’envoyer six judokas habitués aux coupes européennes bien plus qu’aux grands rendez-vous mondiaux. Dommage, car son équipe féminine, avec huit combattantes dans les trente premières de la ranking list – dont Lucy Renshall en tête du classement mondial des -63kg – est l’une des plus consistantes du circuit depuis le début de l’olympiade. Parmi les six combattants présents, si trois ne figurent pas dans les bilans mondiaux, il faudra tout de même suivre la -57kg Chloe Robyns-Landricombe, qui a fini en bronze à la coupe européenne seniors d’Espagne (Malaga) mi-octobre. Une équipe a priori loin du top niveau européen. 

La Hongrie :

Peter Safranysera le principal atout de cette équipe magyare. Champion du monde juniors 2021, vice champion du monde juniors 2022 en -90kg, il représente l’avenir d’une catégorie où Krisztian Toth, médaillé olympique 2021, occupe le devant de la scène depuis presque dix ans. Et pour le reste ? Il faudra surveiller la -70kg Sabina Gercsak, médaillée d’argent au Grand Prix du Portugal en janvier dernier et trente-cinquième mondiale. Les quatre autres combattants sont jeunes et viendront engranger de l’expérience. Pas de vraie +70kg dans cette équipe puisque c’est Jennifer Czerlau, septième des championnats d’Europe des -23 ans fin octobre en -70kg, qui combattra dans cette catégorie.

L'Italie :

Les deux points forts de l’équipe transalpine seront à chercher dans les catégories les plus élevées : d’abord avec Asya Tavano (+70kg), troisième des championnats d’Europe seniors 2022 et vice championne d’Europe juniors mi-septembre. Mais aussi avec Lorenzo Agro Sylvain (+90kg), en argent lors du très solide open européen d’Italie début septembre. En -57kg, Chiara Zuccaro, de la même génération que les deux précédents, a terminé septième aux championnats d’Europe et du monde juniors. En l’absence de son médaillé d’argent mondial de Tashkent Christian Parlati (-90kg) et du surpuissant Manuel Lombardo, vice champion du monde et champion d’Europe l’an dernier, le staff italien a jeté son dévolu sur Lorenzo Rigano (-90kg), Gabriele Sulli et Vincenzo Pelligra (-73kg). Du haut de ses dix-neuf ans et de ses deux médailles de bronze aux championnats d’Europe juniors, ce dernier incarne la relève de l’autre côté des Alpes.

Les Pays-Bas :

Sur le papier, les judokas bataves ont tout de l’épouvantail de service. Si bien que les Pays-Bas pourraient bien être le principal rival de la France en terre mulhousienne, avec quatre combattants de très haut niveau. Chez les féminines, la +78kg Marit Kamps a terminé cinquième des championnats d’Europe et septième aux championnats du monde cette année, tandis que la -70kg Sanne Van Dijke, tout simplement l’une des meilleures combattantes mondiales de la catégorie, reste sur une victoire la semaine dernière au Grand Chelem de Bakou, elle qui a déjà battu Margaux Pinot et Marie-Ève Gahié, les deux sélectionnées tricolores de la catégorie. Chez les masculins, le +90kg n’est autre que Jur Spijkers, en or lors du championnat continental à Sofia fin avril. Un jeune combattant plein de talent qui n’a pas baissé de pied depuis puisqu’il a récolté l’argent à Bakou dimanche dernier. En -90kg, l’atout maître néerlandais pourrait bien être le -81kg Frank De Wit, très intéressant dans cette catégorie lors des championnats du monde par équipes mixtes. Bref, s’il y a bien une équipe à surveiller de près ce samedi, c’est celle-ci.

La Pologne :

Onze combattants pour cette équipe polonaise qui, à l’image d’une grande partie des treize autres nations, présentera une moyenne d’âge peu élevée. Le nom le plus connu de cette équipe est celui de la -70kg Katarzyna Sobierajska, trente-et-unième mondiale. Très forte chez les juniors (championne d’Europe en 2020 et médaillée mondiale en 2021), cette senior première année, très agressive et déjà habituée au circuit mondial, sera l’arme numéro 1 de ce groupe. En -57kg, Arleta Podolak (cinquième au Grand Chelem de Tel Aviv) se classe à la trente-septième place mondiale tandis qu’Adam Stodolski, en -73kg, pointe au quarante-quatrième rang (cinquième au Grand Chelem de Budapest en juillet dernier). Deux judokas à ne pas prendre à la légère, pour une équipe polonaise sans ses meilleurs éléments toutefois.

La Slovénie :

À bien regarder les noms retenus par l’encadrement slovène, c’est une équipe sans aucun de ses leaders qui se présentera samedi dans le Haut-Rhin : pas de Martin Hojak (vingt-deuxième mondiale en -73kg), d’Anka Pogacnik (dix-septième en -70kg) ni de Vito Dragic (vingt-huitième en + 100kg). Dans cette catégorie, méfiance tout de même avec la sélection d’Enej Marinic, en bronze lors du récent Grand Chelem d’Abou Dhabi. En +78kg, Metka Lobnik, en argent lors des opens européens d’Autriche (battue en finale par Madeleine Malonga) et d’Italie (elle s’était inclinée à

Riccione face à Fanny-Estelle Posvite), est classée quarantième à la ranking list. Les quatre autres combattants se situent au-delà de la centième place mondiale.

La Turquie :

Attention à cette équipe turque ! Homogène, l’ossature de ce groupe doit inspirer la méfiance. Chez les féminines, confiance est donnée à sa superbe génération juniors 2022, avec Hilal Ozturk (+70kg), championne continentale et vice championne du monde dans cette catégorie d’âge, Ozlem Yildiz (-57kg), championne du monde mi-août en Équateur et cinquième au Grand Chelem d’Abou Dhabi, et Fidan Ogel (-70kg), vice championne du monde ! Investissant depuis maintenant plusieurs années sur les féminines, le judo turc a su faire émerger une génération qui arrive à vitesse grand V vers Paris 2024. Chez les masculins, le très tactique Bilal Ciloglu (-73kg), troisième des mondiaux seniors 2021 mais éloigné des podiums depuis, et Mihael Zgank, troisième aux Grands Chelems de Paris et de Tel Aviv cette année, sont deux judokas habitués aux combats au sommet. En +100kg, un nouveau venu avec Munir Ertug, vice champion d’Europe juniors et -23 ans en l’espace d’un mois et demi. Une équipe à prendre extrêmement au sérieux sous peine de désillusion garantie.

L'Ukraine :

C’est avec le nombre de combattants minimum que l’équipe ukrainienne se présente à Mulhouse. Six judokas et pas de Daria Bilodid (-57kg), de Yakiv Khammo, dixième à la ranking list mondiale en +100kg et septième aux championnats du monde 2022, ni même d’Yelyzaveta Lytvynenko, médaillée de bronze mondiale il y a un mois à Tashkent en -78kg. Une équipe qui comptera tout de même sur Ivan Kutenkov, vice champion d’Europe juniors des -90kg mi-septembre, et Nataliia Chystiakova, en bronze lors des championnats d’Europe des -23 ans disputés à Sarajevo il y a peu. Une équipe venue défendre chèrement les couleurs de leur pays et prendre de l’expérience.

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