Zoom sur la filière haut niveau - France Judo

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Fédération Française de Judo
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Zoom sur la filière haut niveau

31/08/2026

Sport de masse, le judo français a mis en place au fil de son histoire l’un des systèmes les plus admirés au monde pour sa structuration et sa filière haut niveau. Focus sur l’organisation fédérale autour des champions d’aujourd’hui et de demain.

Très peu de pays peuvent se prévaloir d’un tel maillage territorial. Atout reconnu par les dirigeants étrangers autant que les athlètes eux-mêmes, l’organisation de la filière du haut niveau fait depuis des décennies l’objet de nombreux éloges. Une filière qui peut tout de même parfois paraître aride dans sa compréhension. Qu’en est-il vraiment ?

LE PPF, document socle La première chose à savoir tient dans le fait que l’organisation de cette filière fait l’objet d’un document officiel, appelé « projet de performance fédérale » (PPF). Ce document officiel, présenté au ministère des Sports, a pour fonction « d’organiser l’ensemble des structures labellisées par le ministère de tutelle et des dispositifs d’entraînement permanents, comme l’explique Bastien Puget, directeur technique national adjoint en charge du projet de performance. L’accompagnement du sportif pour atteindre le plus haut niveau international y est aussi détaillé. Il se compose de deux parties : une opérationnelle et une stratégique, et s’attache à distinguer clairement ce qui relève du judo de haut niveau de ce qui contribue à l’accès à celui-ci ou à l’émergence des potentiels. » Le PPF porte sur une olympiade et est disponible sur le site internet de France Judo.

J'accède au PPF

 

Un système pyramidal Au niveau des structures, la filière du haut niveau en France prend la forme d’une pyramide. À sa base se trouve ce que l’on appelle les « sections sportives scolaires » (SSS). Celles-ci ont pour objectif, selon le PPF, « de former et préparer les judokas à intégrer le programme d’accession nationale, d’assurer une dynamique sportive, de détection et de formation territoriale, et de proposer une formation de qualité, élargie aux divers champs de l’activité. » Il peut en exister une ou plusieurs par département. Ces sections sportives scolaires sont ouvertes au sein d’un collège et concerne donc le public des benjamins (11-12 ans), minimes (13-14 ans) et cadets (15-16-17 ans). Concrètement, cela passe par des entraînements sur la pause méridienne ou en fin de journée, généralement du lundi au jeudi, avant les cours de judo des clubs des judokas concernés.

On retrouve, ensuite, les pôles espoirs. Mis en place en 1974 – il en existait alors trois : Nice, Strasbourg et Orléans, on en compte désormais vingt-cinq sur tout le territoire français. Toujours selon le PPF, cette structure a pour mission de « former et préparer les judokas aux contraintes et exigences du haut niveau, préparer à l’évolution dans le cadre des pôles France relève et excellence, et acquérir les socles de compétences élargies nécessaires à la performance en catégorie jeunes ». Les publics concernés ? De minimes (13-14 ans) à juniors (18-19-20 ans) avec un effectif de trente à quatre-vingts judokas maximum. Ces pôles espoirs sont conventionnés avec un collège, un lycée ou, et c’est souvent le cas, les deux. À noter l’existence de deux Comités Régionaux d'Entraînement de Judo (CREJ), à Tours et en Guadeloupe.

À l’étage supérieur se situent les pôles France Relève. Actuellement au nombre de sept (celui des Hauts-de-France vient d’être fermé) : Bordeaux, Marseille, Orléans, Strasbourg, Grenoble, Châtenay-Malabry et Rouen. Leur vocation ? « Offrir des conditions optimales d’entrainement et de formation, aux sportifs listés et aux sportifs des groupes cibles et préparer les judokas à être performants au plan international en cadets, juniors et jeunes seniors », comme le synthétise Bastien Puget. Concrètement, ces pôles France accueillent en majorité des juniors et jeunes seniors, dont la plupart ont obtenu des résultats nationaux ou internationaux en cadets. Cette structure est conventionnée avec un lycée et avec les établissements de l’enseignement supérieur qui accueillent les judokas membres du pôle France.

 

L’INSEP, la fabrique des champions

Enfin, au sommet, émerge le pôle France excellence de l’INSEP. L’établissement du Bois de Vincennes a, depuis toujours, les mêmes objectifs : obtenir des titres européens et mondiaux individuels et par équipes en juniors comme en seniors. Sans oublier le graal que constituent les sacres olympiques. On trouve au sein de l’INSEP les équipes de France seniors féminine et masculine (respectivement dirigées par Lucie Décosse et Daniel Fernandes), ainsi que les équipes de France juniors féminines et masculines. À leur tête, Pénélope Bonna et Nicolas Mossion sont également responsables de l’équipe de France jeunes seniors (-23 ans). Un collectif auquel sont rattachés Anthony Rodriguez pour les féminines et Cyrille Maret pour les masculins. « Il y a quatre-vingts athlètes, internes ou externes, rattachés à l’INSEP », indique Bastien Puget. À ce contingent de l’élite nationale s’ajoute ce que l’on appelle le « collectif national ». Un groupe de cent-vingt athlètes dont l’objectif est de participer, comme partenaires d’entraînement, à la préparation des membres des équipes de France.

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