Assemblée Générale 2026 de France Judo : réformes, digitalisation et sécurité au cœur des projets - France Judo

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Assemblée Générale 2026 de France Judo : réformes, digitalisation et sécurité au cœur des projets

28/05/2026

À l’issue de l’Assemblée Générale de Poitiers, la Secrétaire Générale de France Judo Magali Baton présente les grandes orientations prises par la fédération : réformes statutaires, chantiers numériques, sécurité des pratiques et cap sur l’avenir. 

 

Quel bilan tirez-vous de cette AG 2026 ? 


L'élément le plus marquant, c'est le vote de confiance avec un quitus à 94 % de votes favorables. Cela signifie que le travail accompli et le sérieux budgétaire qui encadre nos projets sont reconnus. Parmi les décisions importantes : l'inscription du vote à la proportionnelle dans nos statuts, le fait de devenir une fédération à mission – c’est-à-dire un nouvel article à nos statuts qui stipule désormais que le judo, le jujitsu et les disciplines associées sont des leviers d'éducation, de santé et de citoyenneté. À travers les territoires, les clubs offrent à la jeunesse un espace pour grandir, se dépasser et s'épanouir ensemble. Je voudrais aussi souligner et la possibilité pour les clubs de voter désormais pour la gouvernance des ligues et pour l'élection des présidents de comité, de ligue et de la fédération. C'est une belle avancée en termes de démocratisation. 

 

Sur quels sujets la fédération a-t-elle bien avancé selon vous ? 


La digitalisation est en bonne voie : licence, gestion des équipes, JudoManager, nouvelle plateforme de compétitions nationales. Le très gros chantier sur le point d'aboutir est celui de la monétique, un outil très que je sais très attendu par les clubs. L'application France Judo sera lancée d'ici la fin de l'année. Par ailleurs, la formation des dirigeants a été relancée avec près de neuf cents dirigeants formés en 2025, un chiffre important pour accompagner la professionnalisation des structures. 

 

La sécurisation des pratiques était aussi au cœur des débats cette année… 


C'est la priorité absolue. Suite au décès tragique d'un jeune judoka, une plateforme numérique dédiée va permettre de recenser la nature et la gravité des accidents lors de chaque compétition, afin d'identifier les pratiques les plus à risques et de réagir en temps réel. Le protocole commotion est en place depuis deux ans ; cet outil viendra compléter le dispositif. 

 

Quelles sont les grandes orientations qui ont également été annoncées ? 


Nous travaillons sur l'intelligence artificielle pour aider les clubs dans leurs démarches – recherche de subventions, sponsoring – et nous avons déjà commencé à former les salariés de la fédération. Le programme des 1000 Dojos interroge aussi le modèle du club de demain : nos concurrents dans les autres sports ou les franchises de fitness par exemple, sont propriétaires de leurs murs, ouverts sept jours sur sept. Nous devons réfléchir à cette réalité et rester proactifs, notamment face au désengagement de l'État. 

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