La course pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028 est lancée - France Judo

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La course pour les Jeux olympiques de Los Angeles 2028 est lancée

19/06/2026

Le Grand Chelem d’Oulan-Bator (Mongolie) a officiellement donné le week-end dernier le coup d’envoi de la période de qualification pour les épreuves de judo des Jeux olympiques de Los Angeles dans un peu plus de deux ans (15-22 juillet 2028). Mais qui seront les 372 combattants sélectionnés ? Mode d’emploi d’un marathon de deux ans à mener à toute allure pour l’équipe de France.

Deux ans après d’inoubliables Jeux olympiques disputés devant le public français à l’Arena Champ de Mars de Paris, avec neuf podiums totalisés en individuels avant l’apothéose du par équipes mixtes, l’équipe de France se retrouve au cœur de l’arène. Ses quatorze tickets réservés en tant que pays hôte sont en effet de l’histoire ancienne désormais. Il va donc falloir, pour tous les prétendants à ces troisièmes Jeux olympiques californiens de l’histoire après les éditions de 1932 et 1984, se mettre en quête de points d’ici au 12 juin 2028.  


Les championnats du monde et le Masters décisifs 

Avant cette ultime date butoir, le processus, calqué peu ou prou sur celui de Paris 2024, est le suivant :  

  • Les six meilleurs résultats obtenus par chaque athlète entre le 15 juin 2026 et le 14 juin 2027 seront comptabilisés à 50% au moment des totaux finaux,  

  • Les six meilleures performances réalisées entre le 15 juin 2027 et le 12 juin 2028 seront quant à elles comptabilisés à 100%. 

De quoi orienter la participation aux rendez-vous les plus rémunérateurs, comme les deux prochains championnats du monde (Bakou 2026, du 4 au 11 octobre prochains, et Astana 2027, du 7 au 14 juin 2027). En plus de leur dossard rouge distinctif, les champions du monde de ces éditions azerbaïdjanaise et kazakhstanaise s’assureront en effet 1000 points à l’issue de la qualification. Contre 900 pour ceux qui remporteront le Masters 2026, qui fera son retour en décembre du côté du Tadjikistan, et 500 pour les médaillés d’or des dix Grands Chelems planifiés sur la première phase.  

 

©️ IJF/T.Kulumbegashvili

 

Objectif top 17 

Qu’importe la stratégie retenue par les uns et les autres, une seule boussole guide désormais les milliers de compétiteurs de haut niveau qui ont l’habitude de sillonner la planète sur les plus grandes épreuves : figurer parmi les dix-sept premiers de sa catégorie au classement mondial du 12 juin 2028 afin de postuler à un ticket direct pour la Cité des Anges. Si plusieurs combattants d’une même nation se trouvent dans ce cas de figure, le choix du sélectionné revient à son comité national olympique. Ce qui assurera un été olympique à un premier contingent de 238 athlètes (119 féminines et 119 masculins), auquel se grefferont les quatorze Étatsuniens – un par catégorie – ainsi que 104 combattants retenus afin d’assurer une plus importante représentativité continentale. Ils seront vingt-six pour l'Europe (treize de chaque genre), vingt-quatre pour l'Afrique et l’Asie (douze et douze), vingt-deux pour les Amériques (onze et onze) et huit pour l'Océanie (quatre et quatre), à raison d’un athlète par nation, genres et catégories de poids confondus, suivant ce fatidique classement mondial au 12 juin 2028. 

 

©️ IJF/T.Kulumbegashvili

 

Seize derniers heureux désignés sur le fil 

Si le gros des troupes olympiques sera connu à ce moment-là, il restera encore une toute dernière fenêtre pour certains judokas ne remplissant pas les premiers critères de qualification. Six invitations sont ainsi fléchées vers les nations les mieux classées au classement mondial par équipes ne possédant que cinq qualifiés au lieu des six qui composent les équipes (-57kg, -70kg, +70kg pour les féminines, -73kg, -90kg et +90kg pour les masculins). Les six athlètes retenus – un par continent et un de la nation éligible non engagée la mieux classée – seront également intégrés dans le tableau individuel de leur catégorie de poids. Enfin, dix sélections seront offertes aux comités nationaux olympiques qui demeurent non représentés à l’issue des autres étapes, au nom de l’universalité des Jeux. 

 

À Retenir – Comment se qualifier aux Jeux olympiques ? 

1. Qualification directe – 238 athlètes (119 féminines et 119 masculins) 

  • Figurer dans le top 17 mondial de sa catégorie de poids au 12 juin 2028. 

 
À cette date, sont retenus pour le classement final : 

  • Les 6 meilleurs résultats obtenus entre le 15 juin 2026 et le 14 juin 2027, comptabilisés à 50% de leur valeur 
  • Les 6 meilleurs résultats obtenus entre le 15 juin 2027 et le 12 juin 2028, comptabilisés à 100% de leur valeur 

Il n'y a qu'un seul athlète par nation dans chaque catégorie. Si plusieurs judokas d'un même pays sont dans le top 17, c'est leur Comité National Olympique (CNO) qui choisit le sélectionné. 

 
2. Qualification du pays hôte – 14 athlètes (7 féminines et 7 masculins) 
La nation qui reçoit est assurée de présenter un combattante dans chacune des quatorze catégories de poids. 

 

3. Qualification continentale – 104 athlètes 

Chaque continent dispose d’un quota supplémentaire au nom de la représentativité : 

  • Europe (13 féminines et 13 masculins) 
  • Afrique (12 féminines et 12 masculins) 
  • Asie (12 féminines et 12 masculins) 
  • Amériques (11 féminines et 11 masculins) 
  • Océanie (4 féminines et 4 masculins) 

Limité à un seul athlète par nation, tous genres et catégories de poids confondus. 

 

4. Invitation pour l’épreuve par équipes mixtes – six athlètes 

Les six nations les mieux classées par équipes mixtes (une par continent et la meilleure suivante) auxquelles il ne manque qu'un seul judoka le récupère pour aligner une équipe complète (6 athlètes de catégories spécifiques). L’heureux élu peut également participer à l’épreuve individuelle de sa catégorie de poids. 

 

5. Place d’universalité – dix athlètes 

Invitations offertes aux pays qui n'ont aucun athlète qualifié via les autres critères. 

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