Championnat du monde 2026 : une équipe de France ambitieuse à Bakou - France Judo

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Compétitions internationales

Championnat du monde 2026 : une équipe de France ambitieuse à Bakou

02/10/2026

"Les quatre titres que nous espérons aux États-Unis dans deux ans se préparent dès à présent" assure ainsi le président de la Fédération Stéphane Nomis.

Il flottait comme un avant-goût des Jeux de Los Angeles lors du Media Day organisé par France Judo dans les locaux du Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF). Mais que les dix-sept combattants français conviés à échanger avec la presse ne s’y trompent pas : avant de songer à la Californie à l’été 2028, il faudra déjà bien négocier ce premier gros test qui se présente à eux du 4 au 11 octobre prochains à Bakou. "Les quatre titres que nous espérons aux États-Unis dans deux ans se préparent dès à présent, assure ainsi le président de la fédération Stéphane Nomis. Nous avons en mémoire l’expérience des mondiaux de Tashkent en octobre 2022, qui nous avait incités à procéder à de profonds changements dans le staff, et nous attendons donc de Bakou que tous ceux que nous avons sélectionnés répondent présents et montrent de belles choses. S’ils sont là, c’est que nous pensons qu’ils sont tous en capacité d’aller chercher le podium. Les quatre médailles d’or sur ces championnats du monde, j’y crois fermement. » Une performance qui serait tout simplement la meilleure réalisée par la France dans l’histoire des championnats du monde disputés à l’étranger, à égalité avec les cuvées parisiennes de 1997 et 2011. 

 

Trois reines en quête d’une nouvelle couronne 

Il y a quinze ans, Audrey Tcheuméo (-78kg) faisait partie de ceux qui avaient connu l’ivresse d’un titre mondial, avant d’aller cueillir deux médailles olympiques et de faire gonfler son total de sacres européens à cinq unités. Toujours parmi les meilleures de sa catégorie, il faudra de nouveau compter sur elle et sa longévité exceptionnelle en 2026. Comme elle, ils sont deux autres tricolores à s’avancer avec au moins une étoile de championne du monde sur leur judogi : Romane Dicko (+78kg) qui avait survolé les débats en 2022, et Clarisse Agbegnenou (-63kg), de retour aux affaires après une deuxième grossesse avec l’appétit d’une jeune première, alors qu’elle totalise déjà six victoires à ce niveau entre 2014 et 2023. Une septième consécration lui permettrait de rejoindre la Chinoise Wen Tong (+78kg et Open) et la Japonaise Ryoko Tamura-Tani (-48kg) au panthéon du judo mondial féminin. 

 

Sept têtes de série en action 

Derrière ce trio, ça ne manquera pas non plus d’expérience dans l’escouade de Lucie Décosse, Shirine Boukli (-48kg), Sarah-Léonie Cysique (-57kg) et Manon Deketer (-63kg) ayant déjà su trouver les ressources pour s’inviter sur le podium planétaire ces dernières années. Septième en 2024, Léa Fontaine (+78kg), qui vient récemment de remporter le Grand Slam de Lausanne devant Romane Dicko, compte bien les rejoindre, tandis que les deux novices à ce niveau, Clémence Émé (-70kg) et Kaila Issoufi (-78kg), ont suffisamment brillé sur le circuit ces derniers mois pour se présenter parmi les huit têtes de série de leur catégorie. Au total, sept des neuf engagées tricolores bénéficieront de statut privilégié leur assurant un quart de tableau moins piégeux. 

 

Quatre doublons pour faire front 

Du côté des masculins, suite au forfait sur blessure de Teddy Riner, c’est en rangs serrés autour du champion du monde en titre des -73kg Joan-Benjamin Gaba que les huit sélectionnés se présenteront. Un collectif stable par rapport aux derniers grands rendez-vous, marqué par la désignation inédite de quatre doublons. En -60kg, entre le vice-champion du monde 2025 Romain Valadier-Picard et le double médaillé olympique Luka Mkheidze, tous les espoirs sont permis, ainsi que chez les légers (-66kg) où la France se présentera avec son très récent sélectionné Kelvin Ray, qui disputera ses premiers mondiaux chez les seniors et son champion d’Europe 2025 Daikii Bouba. En -73kg, outre Joan-Benjamin Gaba qui défendra chèrement son dossard rouge acquis à Budapest en juin dernier, Dayyan Boulemtafes, pour sa première sélection à ce niveau, tentera de faire au moins aussi bien qu’aux championnats d’Europe d’avril dernier, où il avait conclu sa formidable journée avec du bronze autour du cou. Au cinquième jour, Maxime-Gaël Ngayap Hambou, médaillé olympique à Paris, et Aleksa Mitrovic, retenu de dernière minute à la faveur de sa probante victoire aux Jeux méditerranéens, mettront toutes leurs forces dans la bataille des -90kg pour soigner le bilan tricolore. 

 

La sélection officielle

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