Certificats médicaux - prévention et luttre contre le dopage - alimentation et hydratation - informations et conseils de prévention - important article 5 controle antidopage par prélèvement sanguin pour sportif mineur
LES CERTIFICATS MÉDICAUX POUR LE JUDO, JUJITSU, KENDO ET D.A.
| |
Dans le cadre de son activité sportive, un pratiquant est amené à consulter son médecin pour l’établissement de différents types de certificats médicaux :
1. Certificat à l'occasion de la première délivrance d'une licence sportive
2. Certificat pour la pratique sportive en compétition
3. Certificat médical pour le surclassement d'âge concernant la catégorie cadet et cadette (réglementation FFJDA) en compétition individuelle
4. Judokas handicapés et compétitions officielles FFJDA
5. Grades
6. Candidature au grade supérieur judo/jujitsu en cas d'incapacité physique ou de handicap ( réglementation FFJDA)
7. Certificat médical de non contre-indication à la reprise de l'activité.
1. Certificat à l'occasion de la première délivrance d'une licence sportive
La première délivrance d’une licence sportive mentionnée à l'article L. 131-6 est subordonnée à la production d'un certificat médical attestant l'absence de contre-indication à la pratique de l'activité physique ou sportive pour laquelle elle est sollicitée. Un renouvellement régulier du certificat médical peut être exigé par la fédération en fonction de l'âge du sportif et de la discipline…
NB : le judo-jujitsu est considéré comme une même discipline
2. Certificat pour la pratique sportive en compétition
La participation aux compétitions sportives organisées ou autorisées par les fédérations sportives est subordonnée à la présentation d’une licence sportive mentionnée à l'article L. 131-6 portant attestation de la délivrance d'un certificat médical mentionnant l'absence de contre-indication à la pratique sportive en compétition ou, pour les non licenciés auxquels ces compétitions sont ouvertes, à la présentation de ce seul certificat ou de sa copie, qui doit dater de moins d'un an.
Le médecin chargé, au sein de la fédération sportive, de coordonner les examens requis dans le cadre de la surveillance médicale particulière prévue à l'article L. 231-6 peut établir un certificat de contre-indication à la participation aux compétitions sportives au vu des résultats de cette surveillance médicale. Ce certificat est transmis au président de la fédération, qui suspend la participation de l'intéressé aux compétitions sportives organisées ou autorisées par ladite fédération jusqu'à la levée par le médecin de la contre-indication.
ATTENTION : sont considérées comme compétition, toutes épreuves sportives conclues par un classement et/ou la délivrance d'un titre, dont la liste est définie dans le code sportif.
3. Certificat médical pour le surclassement d'âge concernant la catégorie cadet et cadette (réglementation FFJDA) en compétition individuelle
Concernant la catégorie cadet et cadette, une dérogation à titre exceptionnel pour surclassement d'âge pourra être accordé par la DTN.
Tout surclassement d'âge est subordonné à l'établissement préalable d'un certificat médical de non-contre indication à ce surclassement datant de moins de 120 jours.
(Les médecins recherchent, entre autres, des problèmes induits par un éventuel surentraînement et des pathologies de croissance chez ces adolescents sportifs. Les réactions cardio-vasculaires à l’effort sont donc étudiées et l’examen de l’appareil locomoteur, notamment du rachis est particulièrement attentif)
4 . Judokas handicapés et compétitions officielles FFJDA
Les judokas handicapés qui s'inscrivent aux différents niveaux des compétitions officielles FFJDA doivent en respecter les règles administratives et techniques. Ils peuvent bénéficier des règles d'arbitrage adaptées qui prennent en compte leur handicap.
A/ Handicap visuel
Le judoka demandant à bénéficier de ces règles doit avoir en plus du certificat habituel de non-contre indication à la pratique du Judo en compétition, un certificat de l'ophtalmologiste certifiant qu'il a une acuité visuelle inférieure à 1/1Oè au meilleur œil avec correction et/ou un champ visuel inférieur à 20° et mentionnant l' absence de contre-indication d'ordre ophtalmologique à la compétition.
B/ Handicap auditif
Les judokas demandant à bénéficier de ces règles doivent avoir en plus du certificat habituel de non-contre indication à la pratique du Judo en compétition, un certificat de l'oto-rhino-laryngologiste certifiant que le judoka a une audition diminuée d'au moins 55 dB en moyenne sur l'ensemble des fréquences à chaque oreille et mentionnant l'absence de contre-indication d'ordre ORL à la compétition.
5. Grades
Passage de grades en compétition et expression technique : Nécessité du certificat de non contre-indication à la pratique du judo-jujitsu en compétition (pour chaque discipline pratiquée relevant de la fédération)
6. Candidature au grade supérieur judo/jujitsu en cas d'incapacité physique ou de handicap ( règlementation FFJDA)
Un certificat médical peut être exigé (cf règlement de la commission spécialisée des dan et grades équivalents de la FFJDA).
7. Certificat médical de non contre-indication à la reprise de l'activité:
Conformément au règlement fédéral, tout licencié qui a fait l’objet d’une contre-indication médicale temporaire à la pratique du judo ou d’une discipline associée doit fournir un certificat de non contre-indication à la reprise de l’activité.
PREVENTION ET LUTTE CONTRE LE DOPAGE
1. Vous pouvez connaître la liste de référence des classes pharmacologiques de substances dopantes et de procédés de dopage interdits :
=> en consultant le décret n°2010-1578 du 16 décembre 2010 (texte 7 sur 131). Ce décret est disponible dans le journal officiel du 18/12/10 sur le site : www.legifrance.gouv.fr
Vous pouvez également consulter les sites suivants:
- Protection de la santé des sportifs et de la lutte contre le dopage : www.santesport.gouv.fr/
- Agence Française de Lutte contre le Dopage (notamment pour les substances et méthodes interdites dans le sport - liste 2011) : AFLD
- Antennes Médicales de Prévention du Dopage : www.dop-sante.net
2. Les autorisations d'usage à des fins thérapeutiques
Les sportifs licenciés qui participent à des compétitions sportives doivent respecter les règlements en matière de lutte anti-dopage.
Les sportifs participant à des compétitions ou à certaines manifestations sportives autorisées par les fédérations doivent faire état de leur qualité lors de toute consultation médicale qui donne lieu à prescription .
Un décret indique les méthodes et les substances interdites hors et en compétition.
L'Agence Mondiale Anti-dopage et l'Agence Française de Lutte contre le Dopage ont prévu un système d'exception pour l'utilisation de certaines substances : ce sont les autorisations d'usage à des fins thérapeutiques (A.U.T.).
C'est un dispositif qui peut permettre aux sportifs, sous certaines conditions, d'utiliser dans un but thérapeutique et sur prescription médicale justifiée des substances ou procédés interdits par le code mondial anti-dopage.
Voici le formulaire d’AUT 2011 téléchargeable :
| Formulaire AUT 2011 | Télécharger |
| Formulaire renouvellement AUT 2011 | Télécharger |
Les médecins traitants peuvent être sollicités par leurs patients sportifs pour compléter le formulaire de demande d'AUT standard téléchargeable sur le site de l'Agence Française de Lutte contre le Dopage afld.fr. Sur ce site, tous les renseignements concernant la lutte contre le dopage et les AUT sont référencés et utilisables.
Si vous souhaitez des renseignements complémentaires, vous pouvez contacter l'Antenne Médicale de Prévention du Dopage de votre région.
3. Document d'information
4. Mise en garde concernant les compléments nutritionnels pour sportif
Il y a déjà quelques années, une étude de la Commission Médicale du Comité International Olympique confirmait les mises en garde nécessaires et répétées des sportifs et de leur entourage concernant certains produits de diététique sportive contenant des compléments nutritionnels.
Une étude sur 634 compléments nutritionnels non hormonaux provenant de 215 fournisseurs différents, de 13 pays dont la France, entre octobre 2000 et novembre 2001, révélait la présence variable de substances non mentionnées sur les étiquettes. Près de 15 % des échantillons testés contenaient des produits qui pouvaient induire un test positif au contrôle anti-dopage. On retrouvait des précurseurs de la testostérone dans 64 échantillons, 7 contenaient des précurseurs de la nandrolone et 23 échantillons des précurseurs (constituants) des deux sortes.
Lors d'un colloque organisé en 2002 par la Fondation Sport-Santé, il a été souligné que pour un même produit commercialisé, la composition pouvait varier selon les différents lots. La qualité des produits n'est donc pas toujours garantie.
Les législations concernant les contrôles, la diffusion et la vente de certains produits comme les pro-hormones varient selon les pays. Certaines substances sont interdites de vente en France. Certes, les minéraux, les oligo-éléments et les vitamines ne sont pas interdits mais certaines quantités absorbées deviennent néfastes et des associations ne sont pas judicieuses.
Les voyages à l'étranger et les possibilités de commerce en ligne augmentent les risques d'achat. Les acheteurs non informés ou crédules sont-ils sûrs de la composition des produits ou de leur provenance ? Des produits qualifiés de « dynamisants ou énergisants » contiennent parfois des stimulants interdits. Une substance dite « naturelle » utilisée en herboristerie n’est pas pour autant sans risque ou autorisée…
Parallèlement, certains documents publicitaires vantent des produits à effet "miracle" avec des allégations non éprouvées scientifiquement. Même si certains de ces produits peuvent ne pas avoir d'action véritablement bénéfique ou néfaste, inciter un sportif à en consommer pour affronter un obstacle, réel ou ressenti, favorise les comportements de type conduite dopante.
Enfin rappelons que selon les règles du mouvement olympique, les athlètes sont tenus pour responsables de la présence de toute substance décelée dans leur organisme….
On rappelle l'importance d'une alimentation équilibrée et diversifiée et de la réhydratation appropriée adaptées aux besoins spécifiques du sportif selon les recommandations. Si celles-ci sont suivies, les suppléments nutritionnels ne sont pas nécessaires pour la plupart des sportifs. On ne saurait accepter une distribution systématique de tels produits. En tout état de cause, les médecins de la F.F.J.D.A. sont là pour vous informer et vous conseiller.
5. Contrôle antidopage par prélèvement sanguin pour sportif mineur
Informations - formulaire d'autorisation
ALIMENTATION - HYDRATATION
L'hydratation du sportif : la soif et les plans hydriques
L'hydratation du sportif : les repères de consommation
INFORMATIONS ET CONSEILS DE PREVENTION
Prévention : les 10 règles à connaître par coeur
Trousse de secours de club : nécessaire médical de premier secours
K.O., groggy, "secoué", perdu, assommé : que faire ? 1ère partie // 2ème partie













