« Entraide et prospérité mutuelle », la FFJDA illustre ce principe du judo par un engagement concret pour aider des projets de solidarité nationale ou internationale. Lire la suite.
Les actions permettent d’aider les populations en difficulté à découvrir le judo ou assurer la continuité de la pratique du judo après une catastrophe. Le Grand Chelem de Paris sera l’occasion pour tous, de contribuer à ces opérations.
Madame la Vice-Présidente, La Fédération Française de Judo développe depuis de nombreuses années, différentes actions de solidarité. Pouvez-vous nous expliquer la politique actuellement mise en place ?
Parlons d’abord de la politique au plan national. Il s’agit d’une politique sociale en faveur des personnes en difficulté, leur permettant d’accéder à la pratique du judo. Différentes actions sont menées chaque année à travers le dispositif « 100 ceintures noires » comme à Marseille et Saint-Denis (93) en 2011 avec notre partenaire COFELY, mais aussi grâce à l’engagement des clubs, des comités et des ligues.
Cette politique de solidarité nationale, permet également de réagir à certaines catastrophes naturelles comme les récentes inondations subies dans le sud de la France par exemple. La mobilisation permet d’aider des clubs et comités touchés, à poursuivre la pratique du judo en leur fournissant des tatamis et judogis.
D’un point de vue international, nous pouvons parler d’une politique de coopération et solidaire avec les fédérations nationales concernées. Les plus récents exemples ayant eu lieu au Japon et en Haïti.
Toujours en matière de solidarité internationale, quels sont les grands projets en cours ?
Nous travaillons actuellement sur un projet de coopération avec la fédération haïtienne de judo pour accompagner leur politique de développement, de formation et sportive.
Grace à l’engagement de la fédération du Nord du bâtiment et un de ses membres : Benoit Loison qui est aussi judoka ceinture noire, une étude est réalisée pour construire un dojo à Cap Haïtien.
Des actions de formation seront également menées par les judokas Ceintures Noires, de la ligue de Bourgogne de judo, qui se rendront sur place cet été. L’objectif étant de former des Ceintures Noires localement aux métiers d’éducateurs, de former des dirigeants et des éducateurs sportifs dans les camps où sont logées les victimes du séisme.
Toujours en Haïti, nous travaillons sur l’envoi de matériel et d’équipements. Enfin, pour ce qui est du haut niveau, un accompagnement de l’équipe nationale, composée de 4 athlètes, est mis en place, dans l’optique de les aider à se sélectionner aux Jeux Olympiques de Londres 2012.
Le projet d’Haïti bénéficie du soutien des ligues de judo (Bourgogne, Nord-Pas-De-Calais, Martinique, Guadeloupe, Guyane et Ile de France), des membres du Cercle des Ceintures Noires, du conseil régional Ile de France, du Ministère des Sports et de l’Insep.
N’oublions pas également l’élan de solidarité exprimé par l’ensemble des judokas français à nos amis japonais. Le nombre de messages laissés sur le blog, la mobilisation pour la rencontre France - Japon avec notre partenaire l’Equipe, un mois seulement après les championnats du monde, ont montré le sincère engagement du judo français pour les actions de solidarité.
100 000$ ont été collectés, lors d’une cérémonie au récent tournoi de Tokyo, chargée d’émotion, le président de la FFJDA Jean-Luc Rougé a remis le don, au nom du judo français, à trois Organisations Non Gouvernementales nippones investies dans la reconstruction des régions les plus touchées par le tsunami. A son retour du Japon le président de la fédération nous a rappelé la nécessité de ne pas oublier la détresse dans laquelle vivent encore aujourd’hui, un nombre important de japonais dans ces régions. Le témoignage de Nicolas Messner sur le site de la Fédération Internationale nous montre l’immensité de la tâche de reconstruction mais aussi l’importance du soutien aux personnes. (Voir article complet ici ).
Aujourd’hui, la Fédération souhaite développer des partenariats avec des organisations internationales telles « Sport sans frontière » et l’ « Unicef », afin d’optimiser leur action dans le secteur de la solidarité à travers le monde.
Pouvez-vous nous dresser un bilan des actions menées pendant les championnats du Monde de Paris 2011, où un espace entier fût dédié à la solidarité Judo.
Cet évènement planétaire a été pour nous l’occasion de valoriser l’engagement des différents acteurs du judo Français. Plus de 700 judogis ont été récoltés dans l’espace « Entraide et prospérité mutuelle ». Une partie de ces judogis va être envoyée en Haïti, au Brésil pour soutenir le projet porté par Pedro Guedes, ancien international et « Sport sans frontière » et l’ancien judoka international.
La commission « Judo for peace » (FIJ) était également présente afin de promouvoir les opérations organisées au Tchad, au Burundi et en Afrique du Sud.
Il est important de noter que cette grande mobilisation du judo Français a aussi permis de fédérer de nouvelles énergies en sensibilisant de nombreux clubs et dirigeants.
A un mois du Grand Chelem de Paris, avez-vous un message à faire passer à la famille du judo qui se rendra, cette encore, très nombreuse à Bercy les 4 et 5 février 2012 ?
Le message est simple : la pyramide de judogis vous attend à nouveau dans le Parvis Seine du Palais Omnisports de Paris-Bercy.Venez nombreux faire don de vos judogis et ceintures qui seront d’une grande aide dans les pays touchés par toutes ces catastrophes.
N’hésitez pas également à vous rendre sur le stand de la ligue de Bourgogne de Judo, situé au même niveau dans Bercy. Ce stand présentera les différentes actions mises en place par la ligue que nous venons d’évoquer. Alors, rendez-vous les 4 et 5 février à Bercy.
Informations sur la page solidarité
| |













